Messod et Roger Sabbah, deux chercheurs, argumentent sur plus de 500 pages une thèse fort intéressante : le peuple Hébreu, dont on ne trouve aucune trace archéologique en Egypte, n’est autre que la population d’Akeht-Aton (capitale du pharaon Akhénaton) chassée par le pharaon Aï. Déplacés en Canaan, les prêtres et les notables monothéistes fondent, quarante ans après la campagne militaire de Toutankhamon, la Judée. Et dans la Bible, l’Egypte d’Amon sera alors représentée comme un ennemi.
Selon eux, l’alphabet hébreu provient des hiéroglyphes. Par exemple, le Aleph correspond notamment au rattachement hiératique des quatre signes hiéroglyphiques formant le mot Aton. Les auteurs identifient des symboles hiéroglyphiques comme étant à l’origine du nom ‘Israël’ (I-sa-ra-el signifie en langage égyptien Aï, fils du dieu Râ).
Ce rapprochement hébraïco-hiéroglyphique permet de lire à travers les noms hébreux bibliques, les principaux symboles inscrits dans les cartouches de certains pharaons. Ainsi, les noms d’Abraham, de Moïse et d’autres personnages de la Bible sont issus de noms et titres royaux de pharaons de la XVIIIe dynastie. Moïse est Ramses Ier. Des similitudes sont découvertes entre les rites, entre la Genèse et la cosmologie égyptienne.
Le peuple Juif serait ainsi l’héritier actuel de l’Egypte ancienne monothéiste.
‘Les Secrets de l’Exode’ de Messod et Roger Sabbah aux Ed. Jean-Cyrille Godefroy.