Un beau message sur la Nature et le besoin de la protéger m’a fait penser à la citation suivante :
« Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux. » (K. Marx)
En clair, on traite les hommes comme on traite la Nature, nos rapports sociaux sont le reflet de notre rapport avec la Nature. Toutes les attitudes sont concernées, les négatives (manque de respect, avilissement, marchandisation, cruauté, volonté de destruction) comme les positives (solidarité, compassion, amour). Le cas actuel du delta du Niger est révélateur à cet égard tandis qu’un projet comme Reach semble nier ce lien (torturer des millions d’animaux pour notre sécurité, même s’il existe des méthodes substitutives de test que les laboratoires peinent à appliquer).
Incidemment, le 18 septembre prochain à Oxford est organisée une conférence sur la relation entre la cruauté envers les animaux et la violence envers les humains (voir le site de One Voice ci-contre pour plus d’informations).
Si cette dépendance existe bien, les progrès que nous ferons pour notre planète se traduiront par une amélioration des relations entre les hommes.
Le rapport de l’homme à la nature comme à autrui est lié à son état moral (altruisme vs égoïsme). C’est ce que dit Marx mais c’est aussi ce que dit l’Eglise catholique (cf. post “Jean-Paul II l’écologiste” sur http://filipe-deoliveira.blogspot.com).
a +
Souvent je ne peux m’empecher de gentiment reprendre quelqu’un quand je le vois jeter un papier dans la rue et souvent j’ai droit aux pires mots et pourtant …. Je pense qu’il y a trop peu bien trop peu d’informations des méfaits d’un simple geste oui ça parait anondin pourtant si simple de le mettre dans la poche et le jeter à la maison … Comment aimer nos semblables sans respecter la base … Aimer celle qui nous supporte ! NOTRE TERRE ! Bisou à très vite
J.M. Coetzee (Nobel 2003) a remarquablement mis en scène le thème de la cruauté des hommes envers les animaux et de la violence qui en résulte ou qui en est un effet . Particulièrement dans Disgrâce (Seuil, 2001, trad. C. Lauga du Plessis), où la déchéance d’un professeur de littérature le conduit à retourner auprès de sa fille, fermière dans un état reculé de l’Afrique du Sud. Là, comme Coetzee le dit, l’idylle pastorale tourne au cauchemar, tant pour la fille prise dans la violence de l’apartheid ou de ce qu’il en reste, que pour lui qui ne peut réagir. Il se retourne vers les chiens, malades, aveugles, qu’il accompagne dans leur mort.
Le problème du mal est une préoccupation constante dans l’oeuvre de Coetzee. Un de ses derniers ouvrages, Elizabeth Costello (Seuil 2004, trad. C. Lauga du Plessis), reprend des conférences que cette Elizabeth Costello donne à travers le monde. Notre rapport aux animaux est mis en perspective avec la violence de masse qu’ont subi au cous du temps et très près de nous des hommes. Une des conférences, le Problème du mal, éclaire d’un jour tout-à-fait intéressant le livre de J. Littell, les Bienveillantes (Gallimard, 2006), prix Goncourt entre autres.
Je digresse un peu, mais Coetzee est majeur. Coetzee avait aussi écrit un livre remarquable intitulé “En attendant les barbares” et basé sur un poème de Constantin Cavafis, poëte grec qui a vécu au début du 20e siècle. Cavafis dit après avoir expliqué que les autorités de la ville, l’Empereur, les consuls s’étaient rassemblées à la porte, parés de leurs plus beaux bijoux et atours, pour attendre les barbares qui s’annonçaient. Le Sénat et les rhéteurs, en revanche n’étaient pas de la partie (pourquoi édicter des lois ou faire des commentaires alors que les barbares arrivent et n’ont aucun goût pour les belles phrases ou les lois autres que celles qu’ils dictent ?). Il est tard et :
- D’où vient, tout à coup, cette inquiétude
et cette confusion (les visages, comme ils sont devenus graves!)
Pourquoi les rues, les places, se vident-elles si vite, et tous rentrent-ils chez eux, l’air soucieux ?
C’est que la nuit tombe et que les barbares ne sont pas arrivés.
Certains même, de retour des frontières, assurent qu’il n’y a plus de barbares.
Et maintenant qu’allons-nous devenir, sans barbares. Ces gens-là, en un sens, apportaient une solution.
(traduction Dominique Grandmont)
Il semble toujours plus facile de s’en remettre à d’autres, la voie qui nous pousse à construire nous-mêmes, avec nos doutes et nos erreurs, est plus difficile que celle qui voudrait que nous nous laissions mener par une autorité supérieure. Etrange, la résonance avec la société actuelle, qui n’attend plus les barbares parce qu’ils sont là.
Il est fort probable que l’humanité fera un jour face à une forme d’intelligence plus avancée qu’elle même (que ce soit une intelligence artificielle ou extra-terrestre). Espérons seulement qu’une telle intelligence – disons 1 000 000 de fois plus intelligence que nous – aura plus de compassion envers nous que nous en avons envers les autres animaux.
Quel déchirement avons-nous à écraser une fourmi (pour les non-bouddhistes j’entend!
)
– Mazzaroth
ici, je dirai que c’est une très belle question dans la mésure où cette question nous amène à chercher le rapport entre l’homme que je suis et la nature!
l’homme est une créature comme les autres, je veux dire les animaux. ces derniers appatiennent à la nature, ils y vivent. à ce sujet, est-ce que l’homme appartient-il à la nature?
en fait, le rapport de l’homme à la nature n’a aucun lien entre les rapports qu’entretiennent les autres créatures vivantes avec celle-ci. l’homme ne vit pas “dans” la nature “avec” la nature. la natures est un instrument de l’homme, elle est son objet. la nature n’est pas le lieu de l’existance de l’homme, elle est l’instrument de ses conditions d’existances.
l’homme devait appatenir à la nature mais n’a t-il pas y divorce entre l’homme et la nature?
l’homme était un animal au même titre que les autres animaux. ça c’est dans les temps immémoriaux de ses origines. il apparenait à la nature et il y vivait de ce qui’elle lui procurait directement. cette vie de l’homme avec la nature n’était pas en harmonie.
no achevé