‘A la base, il doit y avoir un flux de lumière, c’est à dire de photons, qui agit sur la rétine. Il doit toucher à l’intérieur de la rétine des cellules appelées cônes qui renferment des pigments à trois longueurs d’onde dont le mélange permet de reproduire toutes les couleurs.(…) Mais il ne suffit pas que la lumière frappe les petits cônes. Il faut ensuite certaines réactions photochimiques et qu’on code comme dans un ordinateur les paramètres physiques définisant la couleur perçue (intensité, longueur d’onde, composition spectrale). Le message est transmis par l’intermédiaire d’impulsions électriques à travers une chaîne de neurones jusqu’au cortex.(…) Enfin, au bout de la chaîne, le message parvient au cortex, provoquant une activité électrique. Une fraction de seconde plus tard, nous percevons la sensation. C’est une fraction de trop. Comme dans le chapeau d’un prestidigitateur, une opération magique a eu lieu. Avant, on a une longueur d’onde et une activité électrique, après, on a une sensation. Avant et après quoi ? Comment ? Personne n’en sait rien.
[...]
Ainsi, devant un champ de coquelicots percevons-nous un message visuel qui après codage et passage dans le cortex produit en nous la sensation de couleur rouge. Et pourtant la seule trace tangible et mesurable de cette sensation rouge, c’est l’activité électrique qui se produit au niveau du cortex. Le rouge n’existe pas. Le rouge n’est qu’une longueur d’onde. D’ailleurs, si l’on place une cellule photo-électrique devant ce même champ de coquelicots, elle ne réagira qu’en produisant un courant électrique plus ou moins intense suivant la longueur d’onde enregistrée. Seul un être humain « voit » une couleur rouge là où il n’y a qu’une longueur d’onde. Il ne l’analyse pas comme une longueur d’onde ou un phénomène électrique, il perçoit seulement une sensation colorée. Donc, le bref instant qui sépare la production d’une activité électrique par le cortex et la perception de la couleur rouge, il s’est produit quelque chose de nouveau, de mystérieux et pour tout dire d’inexpliquable : la sensation.’
L’homme superlumineux, Pr Régis Dutheil et Brigitte Dutheil, Ed. Sand
comme toujours j’ai du relire deux fois pour bien cerner ce dont tu nous parles et je suis étonnée non pas de la complexité du coprs humain même si parfois je me dis quelle création que l’homme ! parce que tout est mesuré calculé à la seconde près comme tu le décris si bien ici en parlant de couleurs mais aussi pour tout nos gestes, nos réactions et nos sensations …
J’aime beaucoup apprendre avec toi les choses qui me sont si méconnues et parfois je voudrais ce tête à tête avec toi … sourire ( le virtuel parfois on enrage … ) pour pouvoir te poser tellement de questions sur ce que tu penses de la création, de la vie, de l’être humain … Je t’embrasse très fort je suis heureuse de retrouver un article car souvent j’aime y revenir
Comme tu le sais j’aime venir te relire régulièrement je ne sais pourquoi lire et relire tes textes ou tes vidéos m’apportent un bien être une séreinité une paix intérieure … Merci du fond du coeur car souvent tu m’as ôté un lourd poids sur le coeur sans même le savoir …
Somehow i missed the point. Probably lost in translation
Anyway … nice blog to visit.
cheers, If.
To : If, just to mention the key point of this post : the source of sensations is a mystery. Regards, Franck.