tu m’as réconfortée,
Puisque j’ai appris une bonne
nouvelle sur toi :
C’est que tu es en bon point,
Dieu merci, et que tu ne m’as point
Oubliée, ce qui me réjouit :
Meilleure nouvelle ne me
pourrait être apportée.
Pour moi sache que je suis à présent
Réconfortée, mais comme évanouie,
Et blessée
D’une dure atteinte souvent j’ai été ;
Tu as étreint mon coeur d’où
la joie s’était enfuie :
Meilleur nouvelle ne me pourrait
être apportée.
De plus tu m’as causé grande joie
De ton retour qui me comble de joie ;
Que Dieu m’accorde
De te revoir vite et que ton coeur
s’y accorde,
Car alors je serai pleine de joie :
Meilleur nouvelle ne me pourrait
être apportée.
Telle nouvelle vienne vite à mon oreille :
Meilleur nouvelle ne me pourrait
être apportée.
Christine de Pisan (Venise 1364 – Paris 1431)
« Mon coeur qui est maître de moi … », Ed. Alternatives
Charles d’Orléans, Christine de Pisan
Traduction de Solange Thiney-Duvoy
Enluminures de Diane Calvert
°Force m’est d’aimer (la devise des trouvères)
S’aimer donner pardonner pour ne jamais rien regretter … Vivre pour que chaque jour compte … je t’embrasse mon ami
J’aime passer chez toi … repartir sur la pointe des pieds … ne pas te déranger … partir et te dire merci ….