Texte de Gabriel “Jîvasattha” Bittar (1998 – Buddhaline), Dr en Sciences chargé d’enseignement de phylogénétique aux Universités de Genève et Lausanne :
En matière de respect de nos frères animaux, pas grand chose n’a changé de nos jours. Ou plutôt si, les animaux ont été chosifiés, leur massacre a été désacralisé, et se produit actuellement à l’échelle industrielle. Le Bouddha, de la même façon qu’il combattait les sacrifices d’animaux, que ce soit à titre religieux ou alimentaire (cf. à ce dernier titre le sermon très clair intitulé Jîvaka Soutta, Majjhima-Nikâya 55), aurait condamné l’attitude insensible, avide et irresponsable des sociétés humaines actuelles à l’égard de la nature. Il aurait trouvé abjects les élevages industriels et les usines à viande, au sein desquels chaque année des dizaines de milliards d’animaux connaissent une vie de cauchemar, pour en fin de compte subir une mort indigne – et il aurait été horrifié de voir de combien d’autres façons encore les animaux sont maltraités actuellement ! Le Bouddha aurait également trouvé affreux que chaque jour, par sa surextension planétaire et sa surconsommation des ressources naturelles, l’être humain soit la cause de la disparition irréversible d’une multitude d’espèces vivantes.
Pour un bouddhiste sincère, la première étape pour sortir de ce torrent karmique infernal est de pratiquer “la vue juste” (sammâ-ditthi), première branche du Noble Octuple Sentier. Cela commence par un examen de conscience approfondi de soi-même, de ses actes et de ses motivations. Dans le cadre de sa relation au monde animal, cela implique pour lui de constater son ignorance et son inconscience, et de partir à la découverte des réalités du monde des animaux.
Curieusement, s’il n’est plus vraiment nécessaire de nos jours de démontrer l’intelligence merveilleuse que déploient nombre d’animaux dans leurs vies de tous les jours (il existe quantité d’ouvrages sur le sujet), il est en revanche encore nombre de gens pour leur dénier des sentiments. Heureusement, des chercheurs ont consacré leur temps et leurs efforts à la démolition de ce type de préjugés que le Bouddha, en pionnier, dénonçait déjà, et ceux qui souhaitent poser un nouveau regard sur nos frères animaux peuvent consulter, parmi d’autres, les ouvrages suivants :
Jeffrey Moussaieff Masson et Susan McCarthy, “When elephants weep : the emotional lives of animal” (1995) ; “Quand les éléphants pleurent : la vie émotionnelle des animaux”, Albin Michel 1997.
Marie-Claude Bomsel, “Le Dépit du gorille amoureux, et autres effets de la passion dans le règne animal”, Lattès 1998
Anne Collet, “Danse avec les baleines”, Plon 1998
Le bouddha a enseigné qu’il faudrait éviter de faire du mal aux autres et de les aider autant que possible.
Le Bouddha a dit à ses disciples de ne pas tuer, de ne participer à la mise à mort ou causer un dommage quelconque à tout être vivant (il autorisa quand même à ses disciples de manger de la viande si l’animal à été tué par les autres).
source : http://www.comprendrebouddhisme.com/connaitre21.html
Bonjour,
Merci pour votre commentaire.
A ma connaissance, le Bouddha n’autorisait pas ses disciples à manger la viande d’un animal tué par autrui.
Salutations,
Franck
PS: une video qui peut vous intéresser : http://fr.youtube.com/watch?v=N9NcGAE4WOU