Mais c’est toi-même qui étais le voile sur l’Œil de ton cœur, bien que ce fût par la vertu même de ta similitude divine.
Muhy Ed Din Ibn Arabi
Un être humain fait partie d’un tout que nous appelons : “l’Univers” ; il demeure limité dans le temps et l’espace. Il fait l’expérience de son être, de ses pensées et de ses sensations comme étant séparés du reste, une sorte d’illusion d’optique de sa conscience.
Cette illusion est, pour nous, une prison, nous restreignant à nos désirs personnels et à une affection réservée à nos proches.
Notre tâche est de nous libérer de cette prison en élargissant le cercle de notre compassion afin qu’il embrasse tous les êtres vivants et la nature entière dans sa splendeur.
Albert Einstein
Le cerveau ne pense pas : il agit.
Henri Laborit
Chaque fois qu’on me parlera de charité chrétienne, je répondrai Dachau.
Robert Antelme
Dieu ! Comment se peut-il faire
Que plus m’est loin, plus la désire ?
Aimeric de Belenoi, troubadour du XIIIè siècle
Le hasard ne fait toujours que la moitié du chemin.
Yvon Rivard
La beauté des choses existe dans l’esprit de celui qui les contemple.
David Hume
Comment pourrais-je expliquer en une métaphore notre monde vivant ?
C’est juste comme le clair de lune qui se reflète sur une goutte de rosée.
Dôgen
His madness was not of his head, but heart.
Byron in ‘Lara’
Pour que le mal triomphe, il suffit que les personnes au grand coeur restent sans rien faire.
Martin Luther King
Deviens qui tu es !
Nietzsche, Ainsi Parlait Zarathoustra (un koan zen ?)
Imaginons qu’un homme s’enivre et se mette à vociférer, à faire de grands gestes, à frapper les gens et ainsi de suite – personne ne lui en voudrait vraiment. On éprouverait simplement de la compassion, on se montrerait chaleureux envers cet ivrogne, on lui tapoterait le dos et on lui conseillerait de se calmer un peu. Et cela, pour la simple raison qu’étant soûl, il n’aurait plus vraiment le contrôle de ses facultés. Une personne sobre n’aurait auncune raison de lui en vouloir, elle essaierait seulement de le calmer. De même, celui qui a reconnu l’absence du moi ressent amour et compassion envers tous les êtres sentants qui, par leurs propres égarements, se créent continuellement leur propre souffrance.
Thrangu Rinpotché