5 octobre 2007 par Franck
Un soir, alors qu’il rentre chez lui, un jeune commerçant s’aperçoit que sa maison a été cambriolée et incendiée par des voleurs. Et juste à côté des restes calcinés de la maison, il voit un petit corps carbonisé qu’il prend pour le cadavre de son fils. Il ne sait pas que son fils est toujours en vie et qu’après avoir mis le feu à la maison, les bandits l’ont emmené avec eux. Dans son état de confusion, le commerçant prend le cadavre qu’il a sous les yeux pour celui de son fils. Alors il pleure, se frappe la poitrine et s’arrache les yeux de désespoir. Puis il accomplit la cérémonie crématoire.
Cet homme aimait beaucoup son fils. Il était la raison d’être de sa vie. Il l’aimait tellement qu’il ne supporte pas l’idée d’être séparé de ses cendres. Alors il fait coudre un sac en velours pour y mettre les cendres de son fils et, de jour comme de nuit, qu’il travaille ou se repose, il ne se sépare jamais de son sac de cendres.
Une nuit, son fils réussit à échapper aux voleurs et il court retrouver son père dans la nouvelle maison qu’il vient de construire.Tout excité et en larmes, il frappe à la porte à deux heures du matin et son père, agrippé à son sac de cendres, s’écrie :
- Qui est là ?
- C’est moi, ton fils! répond le garçon à travers la porte.
- C’est très méchant de me dire ça. Tu n’es pas mon fils. Mon fils est mort il y a trois ans. J’ai ses cendres avec moi, là .”
Le petit garçon continue de frapper à la porte et de pleurer. Il supplie son père de le laisser entrer, mais son père refuse. L’homme ne veut pas démordre de l’idée que son fils est mort et que ce garçon qui frappe à la porte n’est qu’un garnement sans coeur qui veut le tourmenter. Le petit garçon finit par s’en aller et le père a perdu son fils à jamais.
Le Bouddha a dit que si vous êtes prisonnier d’une idée et que pour vous, cette idée est “la vérité”, vous passez à côté de la possibilité de connaitre la vérité. Même si la vérité vient frapper en personne à votre porte, vous refuserez d’ouvrir votre esprit. Alors si vous êtes attachés à une idée de la vérité ou à une idée sur les conditions nécessaires à votre bonheur, soyez prudents …
Extrait de Il n’y a ni mort ni peur de Thich Nhat Hanh aux Ed. Pocket
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2 octobre 2007 par Franck
Je n’ai jamais été convaincu par la plupart des tests dits psychologiques, mais dans le cas présent, même si ce n’est qu’une introduction aux chakras, c’est bien plus pertinent, subtil et profond.
Pour faire le test, il vous suffit de cliquer sur Test des chakras et de répondre à une série de questions ; vous trouverez aussi sur ce site des informations générales sur les chakras et les méthodes pour les ouvrir. A vous de jouer, voire d’approfondir !
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27 septembre 2007 par Franck
Le bouddhisme est considéré comme la religion de la paix et l’exemple actuel des bonzes manifestant pacifiquement en Birmanie le confirme encore une fois.
Toutefois, l’histoire du Zen (forme de bouddhisme implantée au Japon) à partir du XXème siècle est l’exception qui confirme la règle. Je vous renvoie à l’essai de Brian Victoria, Le Zen en guerre, ainsi qu’à quelques critiques du livre. Brian Victoria y traite de la collusion entre les écoles Zen et la machine de guerre impériale. Je vous recommande aussi le lien ci-dessus pour un résumé du contexte historique.
“Si on vous ordonne de marcher : une, deux, une, deux! ou de tirer : bang, bang! C’est là la manifestation de la plus haute sagesse de l’éveil. L’unité du zen et de la guerre [...] se propage jusqu’aux confins de la guerre sainte qui est maintenant en cours.” Harada Daiun Sogaku (1939)
Comme le Hannibal de Grabbe, une religion ne tombera jamais hors du monde; comme le reste, elle peut être récupérée et trahie.
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25 septembre 2007 par Franck
André Gorz et son épouse, malade, viennent de partir ensemble.
Il avait exprimé l’intensité de ses sentiments dans son dernier livre, Lettre à D., dont voici deux extraits :
« Tu vas avoir quatre-vingt deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu est toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait 58 ans que nous vivons ensemble et je t’aime plus que jamais. Je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien. »
« Nous n’étions pas pressés. J’ai dénudé ton corps avec précaution. J’ai découvert, coïncidence miraculeuse du réel avec l’imaginaire, l’Aphrodite de Milos devenue chair. L’éclat nacré de ta gorge illuminait ton visage. J’ai longtemps contemplé, muet, ce miracle de vigueur et de douceur. J’ai compris avec toi que le plaisir n’est pas quelque chose qu’on prend ou qu’on donne. Il est manière de se donner et d’appeler le don de soi de l’autre. Nous nous sommes donnés l’un à l’autre entièrement. »
Lettre à D., André Gorz, Galilée
Libé
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23 septembre 2007 par Franck
L’histoire du Pont de la rivière Kwaï (livre de Pierre Boulle adapté à l’écran par David Lean) illustre bien l’idée de l’action comme but en soi, histoire dans laquelle des soldats se dévouent à contruire un pont pour leur ennemi.
“C’est aussi et surtout une oeuvre ambigüe et intrigante, un apologue sur l’absurdité à laquelle le comportement incohérent des hommes les voue. C’est la morale que l’on pourrait tirer de cette drôle d’histoire où l’on voit des hommes s’évertuer à construire un pont pour le voir s’écrouler aussitôt achevé [...]. Qui sont les vainqueurs, qui sont les vaincus de cette insolite aventure : les Japonais qui ont réussi à faire construire un pont par leurs ennemis ? Le colonel Nicholson qui a réussi à imposer sa volonté à l’ennemi et s’est mis aussitôt à trahir les siens ? Le commando qui a réussi à réduire à néant un ouvrage d’art rendu possible grâce à l’efficacité britannique ?”
Jean Tulard, Guide des films, Ed. Robert Laffont
Le jogging présidentiel n’est-il pas une parabole d’une certaine politique ? On ne court pas dans un but cohérent mais avant tout pour courir, au nom de l’effort.
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19 septembre 2007 par Franck
Voici un florilège de citations de G.W. Bush – Hegel disait que toute chose porte en elle sa propre contradiction mais à ce point …
- Les Etats-Unis sont prêts à faire usage des armes nucléaires pour empêcher l’usage des armes nucléaires.
- The United States is prepared to use nuclear weapons to prevent the use of nuclear weapons.
- Pour protéger leurs libertés, les Américains doivent être prêts à sacrifier leurs droits civiques qui leur sont garantis par la constitution.
- In order to protect their freedoms, Americans must be willing to sacrifice the civil rights guaranteed to them in the Constitution.
- La meilleure façon de venir en aide aux démunis consiste à offrir d’importantes réductions d’impôts aux 1 % d’Américains fortunés les plus corrompus.
- The best way to help poor people is to give huge tax cuts to the 1% filthiest rich Americans.
- Pour préserver la paix, il faut engager une nouvelle guerre contre l’Irak.
- For the sake of peace, it is necessary to start a new war with Iraq.
- Il faut autoriser les compagnies forestières à construire des réseaux routiers plus denses et à abattre encore plus d’arbres dans nos parcs et forêts nationaux afin de préserver la beauté naturelle des sites.
- It is necessary to allow loggers to more extensive networks build roads and cut more trees in our National Forests and National Parks in order to preserve the areas’ natural beauty.
- Les réductions d’impôts permettront d’éviter un déficit budgétaire au gouvernement fédéral.
- Tax cuts will help the federal government avoid deficit spending.
Du 24 septembre 07 : en France aussi, avec par exemple la TVA Pouvoir d’achat.
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18 septembre 2007 par Franck
On a reparlé hier de Tchernobyl suite à la signature du contrat du nouveau sarcophage par deux leaders français du BTP. L’écrivain et journaliste biélorusse, Svetlana Alexievitch, avait recueilli dans La supplication (1997, Ed. J’ai Lu) les témoignages de survivants :
A quatre ans, elle chante, danse et récite des poèmes par coeur. Son développement intellectuel est normal. Elle ne diffère en rien des autres enfants, elle a seulement des jeux bien à elle. Avec ses poupées, elle ne joue pas « au magasin » ou « à l’école », mais à « l’hôpital » : elle leur fait des piqûres, leur met le thermomètre, les place sous perfusion, et lorsque la poupée meurt, elle la couvre d’un drap blanc. Depuis quatre ans, nous vivons à l’hôpital, elle et moi.[...]On lui a fait des fesses… On est en train de lui former un vagin… Après la dernière opération, l’évacuation d’urine a complètement cessé et les chirugiens ne sont pas parvenus à lui insérer un cathéter. Il faut encore d’autres interventions. Mais on nous conseille de la faire opérer à l’étranger. Mais où trouver les dizaines de milliers de dollars nécessaires alors que mon mari n’en gagne que cent vingt par mois ? Un professeur nous a donné un discret conseil : «Avec une telle pathologie, votre enfant représente un grand intérêt pour la science. Ecrivez à des cliniques étrangères. Cela doit les intéresser.» Et depuis, je n’arrête pas d’écrire… (Elle tente de retenir ses larmes.) J’écris que l’on presse l’urine toutes les demi-heures, avec les mains, que l’urine passe à travers des trous minuscules dans la région du vagin. Si on ne le fait pas, son rein unique cessera de fonctionner. Est-ce qu’il y a un enfant dans le monde à qui l’on doit presser les urines toutes les demi-heures ? Et combien de temps peut-on supporter tout cela ? Personne ne connaît l’importance des petites doses de radiations sur l’organisme d’un enfant. Je leur demande de prendre ma fillette, même pour des expériences… Je ne veux pas qu’elle meure…
[...]Je voulais faire un procès à l’Etat… On me traitait de folle. On riait. On disait que des gosses comme ma fille naissaient même dans la Grèce antique. Un fonctionnaire hurlait : «Vous voulez des privilèges en tant que victimes de Tchernobyl ! Vous voulez de l’argent !» J’ai failli m’évanouir dans son bureau…
Larissa Z., une mère
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14 septembre 2007 par Franck
She walks in beauty, like the night
Of cloudless climes and starry skies;
And all that’s best of dark and bright
Meet in her aspect and her eyes:
Thus mellowed to that tender light
Which heaven to gaudy day denies.
One shade the more, one ray the less,
Had half impaired the nameless grace
Which waves in every raven tress,
Or softly lightens o’er her face;
Where thoughts serenely sweet express
How pure, how dear their dwelling-place.
And on that cheek, and o’er that brow,
So soft, so calm, yet eloquent,
The smiles that win, the tints that glow,
But tell of days in goodness spent,
A mind at peace with all below,
A heart whose love is innocent!
Lord Byron
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13 septembre 2007 par Franck
Histoire tirée de la tradition zen, pour nous aider à relativiser les événements de notre vie :
Il était une fois un pauvre fermier qui avait perdu son unique cheval. Alors que ses amis et ses voisins déploraient son malheur, il restait imperturbable. « Nous verrons bien », dit-il avec un sourire énigmatique.
Plusieurs jours plus tard, son cheval réapparut accompagné de cinq étalons sauvages qu’il avait rencontrés en chemin. Ses voisins se réjouirent de sa bonne fortune mais il ne semblait pas très enthousiaste. « Nous verrons bien », répéta-t-il.
La semaine suivante, alors qu’il essayait de monter et d’apprivoiser l’un des étalons, son fils unique bien-aimé tomba et se cassa la jambe. Les voisins toujours aussi attentionnés en étaient chagrinés mais le fermier, qui réconforta et soigna son fils, ne s’inquiétait pas pour l’avenir. « Nous verrons bien », commenta-t-il.
A la fin du mois, le seigneur local de la guerre arriva dans le village du fermier pour enrôler tous les jeunes gens valides afin de combattre dans la dernière campagne. Quant au fils du fermier …je vous laisse terminer l’histoire.
(Zen! La méditation pour les nuls Ed. First)
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11 septembre 2007 par Franck
‘En principe, tous ont des droits égaux et peuvent être admis à n’importe quel poste. Pourtant, avec des exceptions, chaque espèce se cantonne dans sa spécialité.
D’une époque assez eloignée où ils régnaient par la force, les gorilles ont gardé le goût de l’autorité et forment encore la classe la plus puissante. Ils ne se mêlent pas à la foule ; on ne les voit guère dans les manifestations populaires, mais ce sont eux qui administrent de très haut la plupart des grandes entreprises. Assez ignorants en général, ils connaissent d’instinct la manière d’utiliser les connaissances. Ils excellent dans l’art de tracer des directives générales et de manoeuvrer les autres singes. Quand un technicien a fait une découverte intéressante, tube lumineux par exemple ou combustible nouveau, c’est presque toujours un gorille qui se charge de l’exploiter et d’en tirer tout le bénéfice possible. Sans être véritablement intelligents, ils sont beaucoup plus malins que les orangs-outans. Ils obtiennent tout ce qu’ils veulent de ceux-ci en jouant de leur orgueil.’
La planète des singes, Pierre Boulle (Ed. Pocket)
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